Mettre de la valeur dans la transaction!
Catégorie: L'équipe Bérubé Toutant Ajouter un commentaireJe lisais un  récent billet de Lucie Lavigne de CyberPresse Avec ou sans agent. Son commentaire est bien et soulève la différence entre vendre sa maison avec un agent immobilier ou vendre sans. C’est une bonne réflexion, mais ce qui me fait réfléchir, c’est la longue liste de commentaires de consommateurs donnant leurs opinions. Quelques-uns d’entre eux sont positifs mais beaucoup laissent transparaitre une nette insatisfaction envers les agents. Je dirais que la perception dominante des commentaires obtenus réside dans le prix de nos services, qu’ils considèrent trop élevé.
À mon avis le problème en est un de perception de valeur. Les consommateurs ne reconnaissent pas toujours la valeur de nos services. Je crois fermement que notre travail mérite la rémunération fixée librement entre le client et l’agent. Le courtier doit ajouter de la valeur à la transaction de trois façons: aider à vendre au plus haut prix (1), lire l’étude faite par RCGT qui fait état que les ventes sans agent se réalisent à moins de 4.3% en moyenne de la valeur marchande; un agent devrait aider à racourcir le délai de vente (2) par ses outils uniques de mise en marché tel le SIA (Système inter-agence), les multiples sites web et sa banque de clients et enfin, un agent doit faire en sorte que la transaction se fasse sans accroc (3), éviter les problèmes dans la transaction et réaliser une négociation gagante.
Le problème, c’est qu’un bon nombre d’agents ne mettent pas tant de valeur sur la table! Bien oui, j’ose le dire, les agents et courtiers ne sont pas tous égaux. La valeur de ceux-ci varie largement d’un agent à l’autre. L’expérience, l’expertise, l’éducation mais surtout l’attitude ne sont pas tous les mêmes pour chaque individu. On dirait que certains agents prennent pour acquis que  leurs honnoraires sont dus, sans faire trop d’effort. Pour la somme souvent considérable qui est facturée, un client a droit à plus qu’une pancarte, des photos (souvent ordinaires) et une annonce sur Internet.Â
Le travail d’un agent est de mettre en place une stratégie complète de mise en marché qui tienne compte des 4 éléments qui influencent la « vendabilité » (nouveau mot !) de l’immeuble visé.  De plus, la grande force d’un agent est sa capacité à négocier; négocier pour son client dans un contexte souvent émotif. Un agent doit faire tout en son pouvoir pour rendre la transaction à terme, dans le meilleur intéret de ses clients.
Un autre aspect important de notre travail est d’éviter les problèmes aux deux parties, acheteurs et vendeurs. Vous pouvez lire plusieurs histoires d’horreur dans les commentaires du blog de Cyberpresse. Par notre connaissance du marché et l’expérience des transactions immobilières, on peut prévenir plusieurs inconvénients coûteux.
Mon opinion est qu’il existe une élimination naturelle des agents non compétents. On ne peut pas se permettre d’offrir un service ordinaire dans la réalité des consommateurs actuels.  Beaucoup d’agents restent peu longtemps actifs dans le marché.
Vous comprendrez, en terminant, que je suis pour les agents immobiliers, mais les agents compétents, ceux qui font le « kilomètre de plus ».





15 novembre, 2009 à 14:21
Très bon article. Je vois que vous travaillez beaucoup pour améliorer votre offre. C’est bien ! Il y a aussi une autre voie, complémentaire à la première : améliorer l’expérience commerciale, la perception que le client a de l’offre. C’est, comme vous le soulignez avec raison, la difficulté que vous rencontrez dans votre métier.
Comme je l’écrivais dans une de mes chroniques :
» Une relation commerciale n’a pas comme but d’améliorer le bien être économique de l’entrepreneur, mais celui d’enrichir le bien être matériel et psychologique des citoyens consommateurs. Chaque citoyen consommateur étant unique, chaque relation commerciale doit être unique. »
http://www.dixitlecoach.ca/chroniques/Ce_que_les_consommateurs_veulent.html
Ce n’est pas une démarche facile, parce que l’entrepreneur a tendance à expliquer ce qu’il fait, plutôt que de dire ce qu’il est.